Fabien Penso

I'm Fabien, and this is my blog. I'm a Coder, and a photographer. I also enjoy travels.

Belarus, le retour imprévu

Invitation au mariage d’un ami en Bielorussie (Belarus). On prend donc un aller/retour Minsk (350E environ) chez Belavia. Après quelques recherches sur Internet il apparait évident que la Bielorussie est un pays peu démocratique, où son Président s’est attribué beaucoup de pouvoirs. Pro-Russe (il n’y a d’ailleurs pas de frontières entre le Belarus et la Russie), il tente de faire ce qu’il peut pour éviter que son pays ne soit trop influencé par l’Europe occidentale (et les Etats-Unis).

Arrivé à Minsk, on est pris en charge par une agence locale dès l’aéroport. Je me renseigne pour savoir s’il faut que je déclare mes appareils photos comme un bielorusse me l’a conseillé sur IRC si je souhaite être sûr de repartir avec. Inutile me dit un policier. 50E de frais de VISA, 20E de frais d‘“assurance médicale” (obligatoire). Dès l’arrivé à l’aéroport on sent le changement de régime. 40 minutes de transport, et nous sommes à Minsk.

Nous sommes dans un hotel à prix prohibitif pour les locaux (60E la nuit pour deux), et tout se passe bien les jours qui suivent. Restaurant traditionnel Bielorusse, Russe, soirée organisée en l’honneur des mariés, tzigane, etc. Lundi je souhaite rester plus longtemps et sortir de Minsk, c’est là que les choses se gâtent. On me dit impossible de sortir de Minsk sachant que mon “Voucher” ne l’indique pas dans l’itinéraire (note: le Voucher est un papier que l’on garde sur soi et qui indique qui vous a invité, où vous êtes supposé aller, etc), que je ne pourrais pas photographier ce que je veux, qu’il faut prendre un traducteur et un chauffeur à 100E la journée (arg). Les 3 personnes qui travaillent dans l’agence de voyage qui nous a invité (il faut être invité pour aller en Bielorussie, comme la Russie) sont manifestement tendues en apprenant ce que je souhaite faire, sachant qu’ils sont soit-disant responsable de ce qui pourrait nous arriver. Après coup je me demande si l’agence n’avait pas tout intérêt à insister sur l’impossibilité de sortir de Minsk pour vendre leur prestation. Dans tous les cas il est évident que les locaux “normaux” ont peur du régime.

On commence à me demander 30E car je souhaite rester plus longtemps et qu’il faut soit-disant effectuer des papiers supplémentaires (ce qui est faux), et je comprends que mes projets vont être compliqués à effectuer dans l’état des choses. Je décide de repartir en même temps que Vari (vendredi), et je retournerai en Bielorussie ultérieurement, par mes propres moyens. On prend un appartement privé pour les jours qui suivent (35E par jour) et je prends contact avec un photographe local. Il m’explique qu’il est effectivement facile de sortir de Minsk par Bus ou Train, et qu’il suffit que je me débrouille tout seul. Il me propose même de me faciliter les choses avec des amis à lui qui habitent dans d’autres villes. Ce sera pour le prochain voyage…

Donc si vous souhaitez aller dans ce pays, ne faites pas confiance aux agences de voyage qui feront tout pour vous dissuader de faire quoi que ce soit, et pour que vous ayez la sensation d’avoir besoin d’elles. Ils vous diront tout ce qu’il faut pour que vous pensiez que tout est difficile.

Minsk est la ville où la concentration de jolies filles est probablement la plus grande. Elles sont habillées très sexy (comme sur MTV), elles sont grandes, minces, belles, beaucoup de charme. On comprend mieux pourquoi les agences de mannequin vont en Europe de l’Est. Je ne peux que conseiller aux célibataires de visiter ce beau pays, ils sauront y trouver des occupations… Minsk est très superficiel, mais néanmoins agréable à visiter. On ne sent pas autant que j’aurais pensé la dictature (je m’attendais à quelque chose proche de la Corée du Nord) dans le quotidien, mais il est impossible de trouver des journaux quotidiens proche de l’opposition politique, ils ont tous été interdits. Certains éditent encore à Minsk mais n’ont pas le droit de vendre, ils envoient leurs numéros par poste, sous enveloppe. L’étape d’après sera probablement l’interdiction aussi d’éditer sur place, et ils devront se délocaliser en Pologne.

La monnaie officielle est le Rouble, et il est (normalement) interdit d’utiliser des dollars ou des euros. En pratique évidemment les commerçants qui travaillent avec les étrangers préfèrent de loin ces deux monnaies, sachant qu’elles ne laissent pour eux aucune trace. C’est une valeur sûre, et non imposable. Le taux de change au moment du départ était d’environ 2.700 roubles pour 1E, et on se retrouve vite avec une quantité de billets, et on a du mal à se débarasser des petites coupures de 50 roubles. Le niveau de vie de Minsk a considérement augmenté ces dernières années, et les locaux ont aussi du mal à s’y retrouver.

Les photos seront en ligne d’ici quelques jours.

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